madrugada


Dérober à d’autres langues, par regret que muni d’une seule langue l’entièreté du monde nous fasse souvent défaut, quelques mots choisis pour les fixer dans la nôtre par exemple le mot « madrugada », rejeton doublement ibérique qui dit bien autre chose de l'aube et de l'aurore, pour exprimer cet émerveillement chaque fois intact que représente la dissolution subtile  d’une nuit sombre et finissante dans un jour pâle qui s’éveille.

(scène finale de "La Notte" de Michelangelo Antonioni)