André Malraux


Devant le cercueil, André Malraux n’en laisse rien paraître mais il est pris de panique : avec des trémolos dans la voix, il prononce son discours dont le texte n’est pas très bon, plein d’emphase et d’images confuses, un peu à la manière d’un Hugo qui n’aurait pas eu toute la maîtrise de son génie ; il débite ce panégyrique foutraque en courant après son dentier. Lui,  le voleur de bas-reliefs qui a écrit ailleurs que « tout aventurier est né d’un mythomane », vient d'être saisi par cette certitude qu'il n’y a pas l’ombre d’un Grand Homme à l’intérieur du Panthéon.

(photo DR)