monsieur


Quand on m’appelle monsieur, j’ai toujours l’impression que l’on me décore d’un titre de noblesse indu car il faut bien avouer que, malgré les apparences, je suis quelque chose de tout à fait autre qui ressemble à ces vieux monstres marins des premiers âges ayant précédé l’homme mais conservant, au sortir de leur sieste millénaire, dans l’éclat de ses yeux à demi-clos, la fragilité et l’ingénuité de l’enfance.

(image de "La Dolce Vita" de Fellini photo DR)